J'ai séjourné plusieurs fois en Israël et ce qui m'a le plus marqué, au-delà de la diversité culturelle, c'est la façon dont la mémoire s'y transmet de table en table, de génération en génération. Venant du pays dagara, où la parole des anciens tient lieu de bibliothèque, j'y ai reconnu quelque chose de familier.
Mais ton texte montre l'autre versant : on peut admirer cette transmission de l'extérieur et rester sur le seuil quand il faut y vivre. La porte et la maison, c'est très juste. Merci pour cette honnêteté.
Merci pour ce commentaire, Wens. C'est exactement ça : on peut admirer et même reconnaître quelque chose de soi-même dans une autre culture, mais cela ne veut pas dire pour autant que l'on s'y retrouvera. Je croyais que ma première expérience d'intégration réussie aux Pays-Bas me suffisait pour pouvoir vivre heureuse dans un autre pays.
Ce récit, c'est aussi le témoignage que la vie peut te mettre face à tes croyances pour te montrer que les choses ne sont pas toujours aussi simples qu'elles en ont l'air.
Ce que tu dis là est précieux : la réussite d'une première intégration nous fait croire que nous avons appris la règle, alors que nous n'avions appris qu'un pays. Je vis entre Lyon et Abidjan, avec des racines dagara au Burkina, et j'ai fini par comprendre qu'être reconnu quelque part n'est pas la même chose qu'y appartenir. On peut être parfaitement à l'aise dans une langue et rester étranger à ce qu'elle ne dit pas. Merci d'écrire cette nuance-là, elle est rarement racontée avec autant d'honnêteté.
Merci à toi, Wens, de le formuler aussi clairement :
"On peut être parfaitement à l'aise dans une langue et rester étranger à ce qu'elle ne dit pas."
C'est exactement ça : les non-dits d'une langue parlée.
Merci d'encourager mon honnêteté dans ce récit, et pour les prochains : ce n'est pas facile de partager ces périodes de vie qui m'ont apporté beaucoup de souffrances. En écrivant ici, j'écris, je confie, j'efface et je réécris avec plus d'objectivité.
C’est juste magnifique Audrey, toujours une sincérité si généreuse et pleine de tendresse. Tu es une exploratrice, citoyenne du monde !
Merci beaucoup pour ce retour, Sophie 🌹✨
("citoyenne du monde" ça m'a donné le vertige ! Intéressant comme réaction 🤔)
J'ai séjourné plusieurs fois en Israël et ce qui m'a le plus marqué, au-delà de la diversité culturelle, c'est la façon dont la mémoire s'y transmet de table en table, de génération en génération. Venant du pays dagara, où la parole des anciens tient lieu de bibliothèque, j'y ai reconnu quelque chose de familier.
Mais ton texte montre l'autre versant : on peut admirer cette transmission de l'extérieur et rester sur le seuil quand il faut y vivre. La porte et la maison, c'est très juste. Merci pour cette honnêteté.
Merci pour ce commentaire, Wens. C'est exactement ça : on peut admirer et même reconnaître quelque chose de soi-même dans une autre culture, mais cela ne veut pas dire pour autant que l'on s'y retrouvera. Je croyais que ma première expérience d'intégration réussie aux Pays-Bas me suffisait pour pouvoir vivre heureuse dans un autre pays.
Ce récit, c'est aussi le témoignage que la vie peut te mettre face à tes croyances pour te montrer que les choses ne sont pas toujours aussi simples qu'elles en ont l'air.
Ce que tu dis là est précieux : la réussite d'une première intégration nous fait croire que nous avons appris la règle, alors que nous n'avions appris qu'un pays. Je vis entre Lyon et Abidjan, avec des racines dagara au Burkina, et j'ai fini par comprendre qu'être reconnu quelque part n'est pas la même chose qu'y appartenir. On peut être parfaitement à l'aise dans une langue et rester étranger à ce qu'elle ne dit pas. Merci d'écrire cette nuance-là, elle est rarement racontée avec autant d'honnêteté.
Merci à toi, Wens, de le formuler aussi clairement :
"On peut être parfaitement à l'aise dans une langue et rester étranger à ce qu'elle ne dit pas."
C'est exactement ça : les non-dits d'une langue parlée.
Merci d'encourager mon honnêteté dans ce récit, et pour les prochains : ce n'est pas facile de partager ces périodes de vie qui m'ont apporté beaucoup de souffrances. En écrivant ici, j'écris, je confie, j'efface et je réécris avec plus d'objectivité.